Une grenouille verte brasse de la bière dans une taverne rustique.

Scotty’s Froggy Depot XPA : recette brassage artisanal

Il existe des recettes qui racontent une histoire avant même d’être brassées. Celle-ci est née dans la tête de Hargrave, brasseur artisan installé à Tuntable Creek, en Nouvelle-Galles du Sud, sur sa ferme baptisée Froggy Depot. Une XPA pensée pour être brassée chez soi, avec le matériel habituel d’un homebrewer sérieux.

L’objectif affiché par Hargrave lui-même est précis : obtenir une texture douce et généreuse en bouche, qui évolue vers une finale sèche, nette et désaltérante, portée par des arômes houblonnés francs et persistants. Pas une bière anecdotique. Une XPA qui assume son caractère.

Profil technique de la recette XPA de Scotty’s Froggy Depot

Avant de chauffer quoi que ce soit, posons les paramètres. Cette recette all-grain est calibrée pour un volume de 19 litres (5 gallons), avec un rendement de brasserie de 72 %. C’est honnête, réaliste, et reproductible dans la plupart des configurations de brassage à domicile.

Paramètre Valeur
Volume de brassage 19 litres (5 gallons)
Rendement brasserie 72 %
Densité initiale (OG) 1.046 (11,5 °P)
Densité finale (FG) 1.008 (2 °P)
Amertume 33 IBU
Titre alcoométrique 5,1 % ABV

Ces chiffres dessinent une bière équilibrée et buvable, avec une amertume présente mais non agressive. Le taux d’atténuation entre OG et FG indique une fermentation complète et bien conduite. Si votre FG stagne au-dessus de 1.010, laissez fermenter encore 48 heures avant de tirer des conclusions.

Ingrédients, matériel et étapes de brassage

Pour reproduire cette recette XPA inspirée du Froggy Depot, voici ce qu’il vous faut rassembler avant de démarrer :

  • Malt de base pale ale (quantité ajustée selon votre rendement personnel)
  • Une petite proportion de malt crystal pour soutenir le corps
  • Houblons à fort potentiel aromatique pour les ajouts tardifs et le dry-hop
  • Une levure aux esters discrets, privilégiant la netteté sur la complexité fruité
  • Eau traitée pour profil houblonné (sulfates légèrement élevés)

Côté matériel, un système all-grain classique suffit : cuve de brassage avec filtre, échangeur thermique, fermenteur hermétique. Rien d’exotique. Hargrave lui-même parle d’un « vieux kit de brassage maison » comme point de départ.

Voici les étapes clés du mécanisme :

  1. Empâtage : 60 minutes à 67 °C pour favoriser un corps moyen et une atténuation élevée.
  2. Ébullition : 60 minutes. Houblon d’amertume en début d’ébullition pour atteindre 33 IBU.
  3. Ajouts tardifs : houblons aromatiques à 10 et 0 minutes pour préserver les terpènes volatils.
  4. Fermentation : 5 à 7 jours à 19-20 °C avec la levure choisie.
  5. Dry-hopping : 48 heures minimum en fin de fermentation pour amplifier les arômes.
  6. Conditionnement : carbonatation en bouteille ou en fût selon vos habitudes.

Franchement, le dry-hop est l’étape qui fait toute la différence sur ce style. Ne le négligez pas. Si vous souhaitez examiner des variations, Blake Masoner, cofondateur de Craft Coast, recommande d’expérimenter avec différentes associations de houblons australiens pour renforcer le profil fruité et tropical. C’est une piste concrète pour personnaliser cette recette sans trahir son ADN.

Pour les brasseurs qui veulent pousser la technique, utiliser BeerSmith ou un fichier BeerXML permet d’adapter les quantités à votre propre rendement et d’affiner les calculs d’eau avec précision.

Tina